Les sans-papiers sous OQTF en France risquent de se faire arrêter par la police et d’être placés en centres de rétention administrative (CRA), et ce, dans le but de les expulser par la suite vers leurs pays d’origine.

Retenus au CRA de Nice, des sans-papiers algériens n’ont visiblement pas accepté l’idée de se voir expulsés du territoire français. Ils ont donc décidé de s’évader d’une manière rocambolesque, relate le média français Nice Matin, ce lundi 2 décembre.

Au total, neuf sans-papiers détenus au CRA de Nice ont profité d’une faille dans le système de surveillance pour déjouer la vigilance des policiers et se faire la belle. Les évadés sont de nationalités algérienne, tunisienne, mais aussi libyenne, fait savoir la même source.

Selon le procureur de la République de Nice, la spectaculaire évasion de ces détenus a eu lieu dans la soirée de ce dimanche 1er décembre. Le mode opératoire est digne d’un film d’action.

CRA en France : évasion rocambolesque de détenus algériens

Les neufs détenus ont d’abord trompé les gardes et ont pu monter sur le toit du centre de rétention administrative. Une fois sur le toit, ils ont pu redescendre à l’aide de cordes artisanales confectionnées avec des draps noués entre eux.

Les pieds à terre, il ne restait à ces détenus que de prendre leurs jambes à leurs cous et à se faire la belle. Huit des fugitifs restent introuvables, tandis que le neuvième a été interpellé directement après le déclenchement de l’alarme de sécurité.

Concernant les huit évadés qui sont toujours en fuite, ils font l’objet d’actives recherches et une fiche de signalement a été lancée à leur encontre, fait savoir le procureur de la République de Nice dans un communiqué rapporté par le média français.

Le même communiqué fait savoir que les huit évadés sont âgés de 23 à 31 ans et que cinq d’entre eux ont « purgé une ou plusieurs peines pour des faits délictuels de droit commun » tandis que les trois restants « sont des sortants de mesures de garde à vue également pour des faits délictuels de droit commun ».

Pour finir, le procureur de la République a souligné qu’ « aucune des personnes en fuite ne faisait l’objet d’un suivi au titre de la radicalisation ».

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